Sommaire
Isabelle Autissier, navigatrice et présidente d’honneur du WWF
Introduction
Les océans et les changements climatiques
Pollutions marines : arbitrages entre économie et écologie
Éolien offshore : révolution énergétique en mer
Les algues comme ressource d’avenir
Un transport maritime décarboné
Les Mines explorent la grande bleue
Aquaculture et activisme : le saumon sous pression
L’Institut Henri Fayol
Ma thèse en une page : Marc Grossouvre (DOCT. E21), Melissa Betsabe Escobar Cisternas (DOCT. E21) et Miriam Zawadi Muchika (DOCT. E21)
Didier Rebischung (P94) ingénieur à mission
Édito
Trois virgules
Trois virgules sur l’Arc de Triomphe pendant les Jeux de Paris 2024.
Une rouge, une bleue, une verte.
Le symbole des Jeux Paralympiques.
Trois couleurs primaires qui permettent d’obtenir toutes les autres en les mélangeant.
Faut-il y voir une image d’inclusion ? Ou les éléments qui, une fois assemblés, permettent de dépasser un handicap et d’atteindre la performance, au même niveau d’exigence que celui des valides ?
Trois virgules, les “Agitos”, qui signifient et montrent le mouvement, celui du sport, de la victoire sur soi, de la force de l’équipe.
Revenons tout de même à la fonction syntaxique de la virgule. La virgule permet l’addition, la soustraction ou l’inversion d’éléments dans la phrase. Tentons quelques exemples illustratifs de circonstance. Addition : la cérémonie d’ouverture des Jeux fut originale, créative et audacieuse. Soustraction : la fête, souvent stéréotypée, a retrouvé intensité et sincérité à Paris. Inversion : les Jeux sont venus, de manière opportune, nous rappeler que la France est capable du meilleur.
Et risquons-nous à des parallèles parasportifs. L’addition d’un matériel (fauteuil, prothèse) ou d’un binôme (guide) rend possible l’exploit pour un athlète paralympique. Permettant ainsi de dépasser la soustraction que peuvent constituer des handicaps corporels ou mentaux. Pour conduire à une performance sportive inattendue et parfois même au-delà de celle de l’athlète olympique valide, dans une inversion de la hiérarchie de leurs positions.
La virgule a aussi sa cousine, l’apostrophe, qui vient se substituer à une voyelle supprimée. Quel écho au handicap ! Et quelle définition fort à propos de l’écrivain et correcteur Jean-Pierre Lacroux, qui dépeint l’apostrophe comme “une virgule libérée de la pesanteur qui la clouait sur la ligne de base”. Cela n’évoque-t-il pas la sensation de puissance et d’envol d’une course en fauteuil ou avec une prothèse sur la piste d’athlétisme ?
Enfin, la virgule marque une pause de courte durée dans la phrase. Avec les Jeux Paralympiques, la pause est magnifique. Peut-être sera-t-elle à même de transformer durablement notre perception des athlètes paralympiques. Peut-être nous permettra-t-elle également d’entrevoir qu’il est possible de vivre avec des fractures, de les dépasser et de leur donner perspective autre et solidité pour l’avenir.
Ne serait-ce pas là la leçon d’un chemin pour le vivre ensemble ?
Bonne reprise et bonne lecture.
Articles du numéro
Didier Rebischung (P94)
Ingénieur à mission
L'institut Henri Fayol
Ma thèse en une page
Agriculture et activisme
le saumon sous pression
Les Mines explorent la grande bleue
Eolien offshore
révolution énergétique en mer
Les océans et les changements climatiques