Duralex, Sed Lex...
Les SCOP
Par Lucien Lacassin (P21),
cofondateur de Mines Industrie
En juin 2026, Duralex entame sa cinquième procédure de redressement judiciaire, après une reprise en SCOP très médiatisée en 2024. Pourtant, tous les signaux suivant la création de la coopérative laissaient présager un avenir radieux. Retour sur l’histoire d’une pépite française aujourd’hui en grandes difficultés.

Dans les années 1940, le groupe Saint-Gobain invente le verre trempé et envisage d’en faire de la vaisselle : Duralex naît alors en 1945 dans l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, en banlieue d’Orléans, aujourd’hui encore lieu de production de la marque.

Connue de tous, en raison notamment – mais pas que ! – de son omniprésence dans les cantines scolaires, Duralex propose une gamme de produits restreinte dès sa création. Ses deux modèles de verre à eau – le Gigogne et le Picardie – se vendent dans le monde entier et 90 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’export.
En 1997, le groupe Saint-Gobain cède Duralex. S’ensuit alors une “valse des actionnaires” qui va durablement impacter l’entreprise. Un premier repreneur siphonne l’entreprise, avec un préjudice de plusieurs millions d’euros ; un second rachète la marque en 2008 et finance la réfection du four, mais le retard de l’opération induit un manque à gagner important et le propriétaire doit vendre.

International Cookware, maison mère de Pyrex, rachète l’entreprise en 2021. Mais le paiement d’un droit à polluer de 1,3 million d’euros non provisionné et la hausse des prix de l’énergie suite à la guerre en Ukraine compromettent la trésorerie de Duralex : l’entreprise est finalement placée en redressement judiciaire en avril 2024.

 

Genèse d’une SCOP

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