Vincent Berger
Ancrer nos politiques énergétiques dans le réel
Par Sylvain Vitet (E82)
Fermeture du cycle, SMR, électrification des usages… Le nucléaire français se réinvente. Vincent Berger, Haut-Commissaire à l’Énergie Atomique, revient sur les défis et opportunités d’une filière stratégique pour notre souveraineté énergétique. Son message : en finir avec les illusions et ancrer nos politiques dans la réalité technique.
Datadome
Vincent Berger. Haut-commissaire à l'énergie atomique.

Diplômé de l’École Normale supérieure (Thèse au Laboratoire Central de Recherche du Groupe Thomson).

 

1992-2001 Chercheur en physique quantique chez Thomson CSF (aujourd’hui Thalès).

 

2001-2009 Enseignant à l’Université Paris VII Diderot, puis Directeur du Laboratoire Matériaux et Phénomènes quantiques, puis responsable de l’UFR de Physique.

 

2009-2013 Directeur de l’Université Paris VII Diderot.

 

2012 Rapporteur général des Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

2013-2015 Conseiller auprès du président de la République, en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que de l’éducation à partir de 2014.

 

2015-2019 Directeur de la Recherche fondamentale au CEA.

 

2020 Nommé conseiller maître à la Cour des comptes.

 

13 septembre 2023 Haut-Commissaire à l’Énergie atomique, rattaché au SGDSN, sous l’autorité du Premier ministre.

Pourriez-vous tout d’abord nous rappeler les missions du Haut-Commissaire ?

 

Selon le Code de l’Énergie, le HCEA conseille le gouvernement sur le plan scientifique et technique, sur le nucléaire et certains domaines de la défense nationale. J’émets donc des avis d’ordre technique à l’attention des membres du gouvernement. Je participe également à l’organisation du Conseil de Politique Nucléaire, qui se réunit périodiquement sous la présidence du chef de l’État, et j’assure le suivi des décisions qui y sont prises.

Les parlementaires ont ajouté à ces missions l’émission d’avis sur les lois de programmation sur l’énergie et le climat et sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. Ces avis peuvent d’ailleurs être éventuellement critiques vis-à-vis d’une politique du gouvernement, quand bien même je suis sous l’autorité du Premier Ministre.

Je m’appuie sur une équipe d’une quinzaine de collaborateurs pour établir des analyses techniques approfondies et indépendantes. Nous travaillons sur un sujet pendant deux semaines à six mois, ce qui nous permet d’avoir une analyse à la fois approfondie et réactive. Nous entretenons par ailleurs un contact permanent avec l’ensemble de l’écosystème nucléaire français.

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